Archive pour la Catégorie 'Développement'

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Discours à la conférence internationale pour le financement du développement à Addis-Abeba

En plénière de la 3ème Conférence internationale des Nations Unies sur le financement du développement durable, qui se tient à Addis Abeba en Ethiopie depuis le lundi 13 juillet 2015, Annick Girardin a aujourd’hui pris la parole au nom de la France :

Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement,
 
La solidarité est une valeur au cœur de la République Française, nous qui célébrons aujourd’hui notre fête nationale, anniversaire d’une Révolution dont elle était un des piliers. Dans la devise de notre république, l’égalité et la fraternité nous rappellent chaque jour cet engagement.
 
Le financement du développement, c’est l’expression même de la solidarité à l’échelle du monde, et la France en prend sa part.
 
Etre solidaire, c’est donner de l’aide publique au développement. Avec 8 milliards d’euros en 2014, dont près de la moitié versée aux pays africains, la France est le quatrième bailleur mondial.
 
Etre solidaire, c’est se fixer des objectifs ambitieux pour l’avenir. L’Union européenne est le premier bailleur international avec le Fonds européen de développement. Au sein de l’Union, nous restons déterminés à consacrer à l’APD 0,7 % de notre revenu national en 2030. Et à consacrer aux pays les moins avancés 0,15 % à court terme, et 0,20 % avant 2030.
 
La solidarité, c’est un enjeu pour chacun. C’est aussi rappeler que tous les acteurs, publics et privés ont une responsabilité.
Pour construire un monde, plus juste, plus équitable, plus viable, nous avons besoin de lutter contre l’évasion fiscale et les flux illicites, et que chacun développe ses ressources domestiques. Pour ce monde plus juste, nous avons besoin des entreprises, de leur dynamisme et de leur capacité d’innover, mais nous avons aussi besoin qu’elles respectent les règles du jeu et qu’elles assument leurs responsabilités sociales et environnementales.
Pour construire un monde plus juste, nous avons besoin des territoires du monde, qui sont les premiers à lutter contre les impacts du dérèglement climatiques, mais apportent aussi des réponses immédiates aux besoins en termes de santé, d’éducation, d’eau ou encore d’énergie. Enfin, pour un moins plus juste, nous avons besoin d’accroitre notre engagement dans l’Aide Public au Développement. Dans cet esprit, la France a initié de nouvelles contributions de solidarité fondées sur les produits du transport aérien et de la finance.
 
La solidarité, c’est aussi aider à la résolution des crises humanitaires, destructrices du développement. Nous l’avons fait en luttant contre le fléau Ebola, en y consacrant 160 millions d’euros, en appuyant les personnels soignants et la mise en place de centres de traitement.
 
La solidarité enfin, c’est agir pour la sécurité et la paix, car le chaos et la guerre sont les premiers ennemis du développement. La France y prend sa part, au Sahel, dans le bassin du lac Tchad, en Centrafrique et partout contre le terrorisme.
 
Bref, la France, comme c’est son devoir, est au rendez-vous de la solidarité mondiale avec les plus pauvres et les plus vulnérables. Et je suis venu vous redire ici que nous le resterons.
 
Mesdames et Messieurs,
A New York en septembre, nous définirons de nouveaux objectifs de développement durable, avec pour objectif de rééquilibrer la croissance économique mondiale. Les ODD marqueront un tournant, d’abord parce qu’ils sont universels. Ensuite, parce qu’ils ne sacrifieront pas l’environnement à l’économie, pas plus qu’ils n’opposeront les droits sociaux au développement  économique.
A Paris en décembre, lors de la 3ème étape de ce marathon international que nous commençons aujourd’hui, lors de la COP 21, notre objectif sera un accord universel permettant de limiter le réchauffement climatique à 1,5 ou 2°C.
Addis-Abeba, New York, Paris : ce triangle doit permettre un changement.
Il le faut parce que le dérèglement du climat menace le développement. L’injustice est double : les pays le plus durement frappés sont les plus pauvres : ils ont peu contribué au réchauffement, mais ils sont les plus vulnérables à ses conséquences. Si nous n’agissons pas, le climat ruinera le développement.
L’autre raison de lier ces deux enjeux, ce sont les avantages des politiques climatiques pour les politiques de développement. Quand on finance, comme c’est notre cas, un projet de gestion durable des forêts au Congo-Brazzaville, on lutte contre la déforestation tout en créant de l’emploi local. Quand on soutient la géothermie et les fermes éoliennes au Kenya et en Ethiopie, on développe l’industrie verte tout en améliorant l’accès à l’énergie.
 
Le combat pour le climat est aussi un combat pour le développement. A condition que le combat pour le climat soit fondé sur la justice.
 
Aujourd’hui, les conditions de cette justice ne sont pas encore réunies. Il est impératif d’accélérer les efforts pour tenir la promesse de solidarité financière et technologique envers les plus pauvres.
 
C’est pourquoi l’esprit de solidarité d’Addis-Abeba doit ouvrir la voie de la justice à Paris. C’est ainsi que nous avancerons vers le monde « zéro carbone, zéro pauvreté » que, tous ici, nous voulons construire.
 
Merci.

 

Lancement du Fonds Schneider Electric pour l’électrification en Afrique

La secrétaire d’État a participé ce soir au lancement du Fonds Schneider Electric pour l’électrification en Afrique. Ce dispostif public-privé se fixe pour objectif de fournir de l’électricité à 1 million de foyers d’ici à 2025 en Afrique subsaharienne.

« Ce fonds illustre ce qu’un nouveau partenariat pour le financement du développement peut produire de meilleur et qu’il existe un secteur privé capable de concilier des objectifs de rentabilité, un souci d’impact sociétal et une rigueur éthique,» a déclaré Annick Girardin qui a été également interviewée par Radio Classique.

Monsieur Jean-Pascal Tricoire, Président Directeur Général de Schneider Electric,
Mesdames, Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
 
Je me réjouis d’être avec vous ce soir pour le lancement du Fonds Schneider pour l’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne, un fonds qui illustre, une nouvelle fois, la capacité d’innovation du secteur privé au service du développement économique et social des pays du Sud.
Je dis une nouvelle fois car nous étions, pour beaucoup d’entre nous, déjà réunis ici en février dernier pour le lancement du fonds Livelihoods pour l’agriculture familiale, porté par Danone et Mars. Nous étions également réunis, le 2 juin dernier, ici-même, pour lancer l’initiative de l’AFD en faveur des entreprises sociales, une initiative destinée à accompagner, aussi, le financement de ce type de fonds à impact social et environnemental.

La multiplication de ces initiatives renforce ma conviction qu’il existe un secteur privé capable de concilier des objectifs de rentabilité, un souci d’impact sociétal et une rigueur éthique.
Votre initiative, elle illustre aussi parfaitement les dynamiques à l’oeuvre dans cette année 2015. En mettant au coeur de ce fonds les solutions bas carbone pour l’accès à l’énergie, vous faites votre notre objectif commun : construire un monde sans carbone et sans pauvreté. Cela ne va pas toujours de soi, et je tiens à saluer votre approche, qui met au coeur des enjeux économiques la question du climat. Les énergies renouvelables sont au coeur de l’agenda des solutions que nous promouvons. Elle illustre parfaitement l’Afrique des solutions que je croise aussi partout sur le terrain.
Votre fonds, c’est déjà un fonds construit pour répondre aux enjeux de la nouvelle génération d’objectifs du développement durable que le monde adoptera à New-York en septembre.

C’est une contribution exemplaire au financement du développement, et l’illustration de ce que le « nouveau partenariat pour le financement du développement » peut produire de meilleur.
Cette mobilisation de tous, entreprises, collectivités, ONG, Etats, elle sera au coeur de la conférence d’Addis Abeba dans quelques semaines. Cette mobilisation, elle était déjà présente dans le rapport Faber/Naidoo, qui m’a été remis ici il y a un an, et auquel Schneider avait contribué _ je vous en remercie au passage _. Cette mobilisation de tous, elle fait converger sur un territoire les préoccupations économiques, sociales et environnementales, au service du développement durable de la planète. Notre responsabilité, aujourd’hui, en 2015, c’est changer d’échelle, de passer de l’expérimentation à l’action de grande ampleur. Votre fonds y contribue.

Au-delà des concepts, et je sais que comme moi vous vous intéressez plus aux enjeux de terrain qu’aux grands concepts, l’intervention du Fonds contribuera à l’un des grands objectifs de la COP21 : donner accès à tous à l’énergie durable, en
particulier en Afrique. La France s’est battue au G7 pour qu’une grande initiative vienne soutenir l’accès à l’énergie moderne et durable en Afrique. Comme le rappelle fréquemment Jean-Louis Borloo, que je salue ici, l’absence d’accès à l’énergie freine, voire compromet, le progrès social et le développement économique de régions entières.
L’absence d’énergie, c’est un poison qui tue lentement en Afrique, dans les maisons où l’on utilise encore la lampe à pétrole et le bois pour la cuisson. Ce fonds, en mettant l’accent sur l’accès à l’électricité pour les populations de la base de la pyramide, entend apporter des réponses à cette fracture énergétique.
C’est un défi. Je veux insister sur ce point, car je sais que vous le partagez, cher Jean Louis, cher Jean Pascal. L’électrification rurale, vous le savez bien, c’est la priorité, et ce n’est pas forcément là où nous sommes les meilleurs. On ne parle pas toujours, ici de grands projets, de centrales solaires, de barrages, mais bien plus souvent de systèmes hybrides, de panneaux solaires « hors réseaux ».

Nous sommes parfois loin des systèmes centralisés, et le Fonds que nous lançons ce soir, il doit justement répondre à ce défi, en appuyant les PME.
Le soutien aux PME, voici un deuxième axe fort de ce projet qui mérite d’être souligné. Ce n’est pas Jean-Michel Severino, ici présent, qui me démentira. Le soutien aux PME africaines, qui passera par des financements adaptés et des programmes d’assistance technique, est un enjeu majeur pour l’économie africaine et pour l’accès à l’emploi de ces milliers de jeunes qui arrivent chaque jour sur le marché du travail. L’emploi des jeunes, c’est ma priorité, c’est la nôtre. Si nous la négligeons, elle nous rattrapera ; accompagner ces jeunes sur le chemin de l’emploi et de la dignité, c’est parfois compliqué, mais c’est décisif.
Ainsi, vous l’aurez compris, parce qu’il est à la croisée d’enjeux décisifs pour notre futur commun, je suis particulièrement heureuse de lancer, ici, ce fonds pour l’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne.

C’est un très beau succès, sur le berceau duquel de nombreuses fées se sont penchées : La Commonwealth Development Corporation, le DFID, la Banque européenne d’investissement, le fonds FISEA de Proparco, l’OFID, qui fonds OPEP pour le développement international] et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, piloté par l’Agence française de développement
Je souhaite les saluer, partenaires audacieux de cette aventure.
Et je souhaite redire combien cette mobilisation entrepreneuriale pour les enjeux de la planète, est un très grand atout pour la France.. C’est un renouvellement de la relation économique avec l’Afrique, comme la porte la fondation AfricaFrance de Lionel Zinsou, Lionel que je salue également, mais qui est loin ce soir, car appelé à de nouvelles fonctions : vous le savez, il est récemment devenu premier Ministre du Bénin.

Cher Jean-Pascal Tricoire, je souhaite le plein succès à ce fonds et j’appelle, bien sûr, à d’autres initiatives de ce genre … ne nous arrêtons pas en si bon chemin … nous nous engageons bientôt pour la mise en oeuvre des objectifs de développement durable post-2015, et pour la COP21 bien sûr. A cet effet, la mobilisation la plus large est nécessaire.

« Je veux un portail numérique francophone » sur TV5

Alors qu’elle lance aujourd’hui la première réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur les initiatives pour le développement de l’espace numérique francophone (iDneuf), Annick Girardin était interviewée hier sur le défi du numérique pour la francophonie par Patrick Simonin pour TV5.

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À Bruxelles pour la RCA et les enjeux de développement

Annick Girardin participait aujourd’hui à une Conférence internationale sur la République Centrafricaine, puis au Conseil des Ministres des affaires étrangères de l’UE sur le développement. La Conférence Internationale sur la République Centrafricaine a permis de faire le point sur les avancées et les perspectives dans la reconstruction de la Centrafrique, notamment à travers l’apport de « Bêkou », un fonds qui met en commun les efforts de solidarité des pays membres pour le développement de la République Centrafricaine. Cette conférence a également permis d’encourager la mobilisation des pays membres pour aider la Centrafrique à clore son processus de transition et à pérenniser pour les centrafricains l’accès aux services sociaux et administratifs.

Annick Girardin a traité notamment du financement du développement, de l’agenda post 2015, des questions de genre et des migrations :

 Il y a deux grands rendez-vous ici aujourd’hui à Bruxelles, avec ce matin le sujet de la République centrafricaine, et la mobilisation de la communauté internationale, et cet après-midi le Conseil Affaires étrangères-développement.
L’objectif de la réunion de ce matin, après Washington –puisque nous étions à la réunion de Washington il y a quelques semaines- c’était de mobiliser la communauté internationale avec des objectifs d’appuis financiers complémentaires à la RCA, la RCA qui a aujourd’hui réussi à conduire un certain nombre d’évolutions, que ce soit en matière de sécurité ou en matière de restructuration de la gouvernance.
Je voudrais aussi pointer le succès du fonds fiduciaire Békou de l’Union européenne. C’est le premier fonds de cette nature. On voit qu’il permet d’aller plus vite, d’être plus efficace, de décaisser et d’instruire plus rapidement –ce sont souvent les difficultés des fonds fiduciaires multilatéraux.
Les appels à la mobilisation ont été entendus aujourd’hui, puisque nous sommes à environ 150 millions d’Euros de contributions annoncées ce matin. On va sans doute frôler les 200 millions, sans compter la Banque mondiale et l’Union africaine. C’est donc potentiellement un vrai succès. On le saura d’ici la fin de journée.
Il était important qu’on puisse redire qu’il y a plusieurs priorités, notamment la première : les élections. Il manquait 20 millions de dollars pour finaliser la préparation des élections qui doivent se dérouler avant la fin 2015. C’eut été terrible qu’on remette en cause le travail de deux années parce qu’il manquait 20 millions. Comme autres priorités dans l’accompagnement au gouvernement de transition, il y a par ailleurs également le désarmement, la justice, je l’ai rappelé ce matin dans mon discours.
Il faut aussi se féliciter de la présence ici aujourd’hui de la Présidente de la République centrafricaine, Mme Samba-Panza, qui tout à l’heure a lancé un appel à la communauté internationale. L’ensemble du gouvernement de RCA est très actif. J’ai pu les rencontrer à différentes réunions à New York, à Washington, qui ont pu être mises en place. Car la RCA reste un orphelin de l’aide, tout simplement parce que l’on a plusieurs crises concomitantes aujourd’hui, et la RCA est moins portée, notamment par les médias, et donc elle mobilise moins.
Cet après-midi se tiendra par ailleurs un « Conseil Affaires étrangères-développement », avec à l’agenda la préparation de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement qui se tiendra en juillet prochain, les migrations, le genre, et puis le renforcement de l’engagement de l’UE pour les sorties de crise.
S’agissant d’Addis-Abeba, ce sera un des trois grands moments internationaux importants cette année qui doivent nous conduire à repenser notre mode de soutien au développement durable. En juillet il y aura Addis-Abeba, puis la définition des objectifs de développement durable en septembre avec la finalisation de l’Agenda post-2015, puis la Conférence climat à Paris en décembre prochain. On voit donc bien qu’Addis-Abeba sera une étape, d’où l’importance que nous y accordons.
Il faut moderniser notre vision du développement. Elle doit être plus large, avec davantage d’acteurs et d’instruments qui impliquent à la fois le public et le privé. Ban Ki-Moon sera là ce soir pour l’évoquer.
L’aide au développement, c’est bien sûr l’objectif de 0,7% d’aide publique au développement par rapport au PIB, objectif qui sera réaffirmé à Addis-Abeba, mais au delà, c’est aussi une solidarité qui doit s’exprimer pour les pays les moins avancés (PMA). Addis-Abeba sera un rendez-vous important et il faudra un positionnement UE solide et qui doit être arrêté tout à l’heure.

Visite officielle du Cambodge

Annick Girardin est depuis le 18 mai au Cambodge afin d’y traiter plusieurs enjeux concernant le développement, le climat et la Francophonie.

La secrétaire d’État a été reçue ce matin par le roi Norodom Sihamoni et le Premier ministre Hun Sen. Elle a signé hier avec M. Hor Namhong, vice-Premier ministre, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale,  le document cadre de partenariat renouvelé entre la France et le Cambodge et des conventions de financement pour 100 millions d’euros avec M. Aun Porn Monirothle, ministre des finances, ainsi qu’avec l’agence française de développement. A Phnom Penh, Annick Girardin a visité le centre de prévention et de gestion des inondations de la commission du Mékong ainsi qu’une station de mesure hydro-météorologique, également financée par l’AFD.

La secrétaire d’État s’entretient hier et aujourd’hui avec de jeunes volontaires français à l’Institut Français, à France Volontaire, et à l’ONG française « Enfants d’Asie ».  Elle a également rencontré hier des étudiants cambodgiens francophones de l’université royale des sciences de la santé.

Message à la table ronde de la Plate forme pour le commerce équitable

http://www.dailymotion.com/video/x2qk5wi
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