Communiqué des députés PRG du 8 mars 2010

Les députés PRG et apparentés, seul groupe de députés à majorité féminine à l'Assemblée Nationale, saluent la contribution de l'Assemblée Nationale à l'amélioration de la condition féminine

En cette journée internationale de la femme, le Président des députés radicaux de gauche (PRG) et apparentés, Gérard CHARASSE, tient à saluer la contribution de l'Assemblée Nationale à l'amélioration de la condition féminine en France.

En ce début d'année 2010, plusieurs textes dont les députés PS et PRG sont à l'origine ont été adoptés à l'unanimité par l'Assemblée afin d'améliorer l'égalité professionnelle, renforcer les droits sociaux et politiques des femmes et lutter contre les violences qui leur sont faites encore aujourd'hui.

Dans le domaine politique, les députés PRG et apparentés espèrent que le rôle et la place des femmes continuera à se renforcer, tout particulièrement à l'Assemblée Nationale.

Pour leur part, la parité est déjà assurée et même dépassée, puisque leur groupe de députés est le seul de l'Assemblée à être majoritairement féminin, avec 6 femmes sur les 10 députés qui le composent.

Renouvellement des papiers d’identité : les députés socialistes et radicaux de gauche passent à la vitesse supérieure

Malgré les nombreuses interventions des parlementaires de gauche, et malgré les engagements clairs du Ministre Brice HORTEFEUX obtenus par Annick GIRARDIN lors de sa question d'actualité au Gouvernement posée à l'Assemblée, trop de personnes sont encore soumises à des contrôles de nationalité insensés et humiliants lorsqu'elles veulent renouveler leur passeport ou leur carte d'identité, du simple fait qu'eux, ou leurs parents, sont nés à l'étranger.

Si, en l'état du droit, le Ministre de l'Intérieur ne dispose pas des moyens juridiques de mettre fin à ces pratiques scandaleuses, alors il convient au législateur de les lui donner.

Aussi, les députés socialistes et radicaux de gauche ont décidé de déposer une proposition de résolution afin que l'Assemblée nationale puisse débattre et exprimer clairement sa volonté sur ce sujet. En reconnaissance de son travail sur le dossier, Annick GIRARDIN figure parmi les auteurs de ce texte, aux côtés de Jean-Pierre DUFAU, député-maire de Capbreton dans les Landes, Serge BLISKO, député de Paris, et Jean-Marc AYRAULT, député-maire de Nantes et Président des députés socialistes, radicaux et citoyens.

Proposition de résolution : ppridentit.pdf

Projet de loi sur les violences faites aux femmes voté à l’unanimité

10 % des femmes vivant en couple sont victimes de violences physique, sexuelles, psychologiques), soit 1,3 millions de femmes sur tout le territoire et  de tous milieux.

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité le 25 février dernier un projet de loi visant à renforcer la protection des victimes, dans le cadre des violences faites aux femmes. Annick Girardin, le Député de Saint-Pierre et Miquelon, qui a voté par procuration en faveur de ce projet de loi était l'invitée du JT de RFO SPM du 25/02/10 pour en parler.

Cette proposition de loi est le fruit du travail de la mission d’information réunissant la droite et la gauche qui a été créée à la demande des députés socialistes et radicaux de gauche, ainsi que de la Commission spéciale, dont le Député de SPM est membre au nom des députés radicaux de gauche. La loi a été votée ce jeudi 25 février, à l’unanimité de l’Assemblée et, même si Annick GIRARDIN n’a pu être là-bas pour l’examen dans l’Hémicycle, son collègue le Député de Wallis-et-Futuna, Albert LIKUVALU, était là pour défendre les idées des radicaux et veiller à ce que les spécificités de nos deux archipels soient pleinement prises en compte dans ce texte.

Avec ce nouveau texte, toute victime de violences dans l’Archipel pourra obtenir une aide d’urgence en s’adressant soit aux forces de l’ordre, soit à un juge spécialisé qui sera nommé au tribunal. Ce juge regardera la situation et décidera (dans un délai de 24 heures suivant la demande) s’il faut prononcer ce que l’on appelle une “ordonnance de protection des victimes“ qui entraîne des mesures de protection immédiates et donne droit à un accompagnement rapide, tant de l’administration que des associations d’aide, comme localement IRIS.

La victime pourra ensuite décider ou non de porter plainte et si elle le fait, elle bénéficiera d’un accès privilégié à l’aide juridictionnelle afin de payer ses frais de justice. La victime pourra bénéficier de cette aide même si elle est en situation irrégulière, ce qui était interdit jusqu’à présent.

Durée de l'ordonnance : maximum de 2 mois, renouvelable une fois.

Dans chaque « tribunal de Grande instance » (ici de Première instance) un magistrat référent sera nommé, il instruira la demande d’ordonnance de protection  et coordonnera avec le juge pénal, le juge des enfants et le juge aux affaires familiales le dossier. Il veillera à l’information la plus complète entre les différentes intervenant judiciaires, pour obtenir un meilleur suivi.

En plus de la mesure phare qu'est l'Ordonnance de protection, on notera deux autres initiatives :

  • le bracelet électronique : une expérimentation de trois ans dans certains tribunaux (annonce du Ministre de la justice ALLIOT-MARIE)
  • le téléphone portable d’alerte

Mais au delà de ce nouveau texte de loi le problème est également une question de moyens insuffisants à ce jour : formation des intervenants, généralisation du projet “bracelet électronique” ou “téléphone portable d'alerte”, aides financières pour les associations spécialisées dans le soutien aux victimes de violences conjugales ou familiales.
Si les députés ne pouvaient pas dans la loi inscrire des obligations de moyens, la prévention et la lutte contre les violences conjugales et familiales ne seront possibles que si le gouvernement s’en donne véritablement les moyens.

Les principales mesures :

  • une nouvelle “ordonnance de protection des victimes” permettant la protection, en urgence, des personnes en danger ;
  • une protection des enfants contre les violences conjugales dont ils sont souvent les victimes indirectes ;
  • un renforcement des droits des personnes étrangères qui sont victimes de violences conjugales ;
  • l'extension aux PACSés et aux concubins de la procédure d'expulsion de l'auteur des violences en cas de résidence commune ;
  • la prise en compte explicite des personnes victimes de violences conjugales dans les plans départementaux d’action pour le logement des personnes défavorisées ;
  • une meilleure formation des professionnels assurant la prise en charge des victimes et le suivi socio-judiciaire des auteurs de violences ;
  • le droit pour les associations de défense des droits des femmes de saisir le Conseil supérieur de l’audiovisuel concernant d'éventuelles incitations à la violence sexiste dans les médias ;
  • la création d'un Observatoire national des violences faites aux femmes, avec remise d'un rapport annuel au Premier Ministre et au Parlement ;
  • la suppression de la procédure de “médiation pénale” dans les affaires de violences conjugales ;
  • la création d'un délit prenant en compte les violences psychologiques au sein d'un couple ;
  • la création d'un délit de contrainte au mariage pour lutter contre les mariages forcés ;
  • la clarification des différentes définitions du harcèlement sexuel ;
  • la suppression de la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel pour tirer les conséquences de l’introduction dans la loi, en 2006, de la reconnaissance du viol entre époux.

 

Publication du rapport d’information sur «l’avenir des relations entre l’UE et les PTOM» et de la proposition de résolution européenne

Le rapport d’information sur «l’avenir des relations entre l’UE et les PTOM» présenté le 10 février dernier par Annick GIRARDIN et Hervé GAYMARD devant la Commission des affaires européennes est maintenant publié sur le site de l'Assemblée nationale, ainsi que la proposition de résolution européenne adoptée par la Commission.

Les versions PDF :

Le PS choisit Cahuzac pour succéder à Migaud à la tête de la Commission des finances de l’Assemblée

migaud2.jpgNous apprenions hier la nomination du Député de l'Isère et Président de la Commission des Finances de l'Assemblée, Didier MIGAUD, à la tête de la Cour des Comptes. Didier MIGAUD prend les rênes de l'honorable institution à la suite de Philippe SEGUIN, décédé en janvier 2010.

cahuzac.jpgCe mercredi 24 février, les députés Socialistes et Radicaux de Gauche ont élu le Député du Lot-et-Garonne, Jérôme CAHUZAC, pour lui succéder à la Présidence de la Commission des Finances de l'Assemblée, commission où siège notamment notre député Annick GIRARDIN. Agé de 57 ans, médecin de profession, Jérôme CAHUZAC était le porte-parole du PS sur le budget depuis 2007. Considéré comme un proche du chef de fil des socialistes à l'Assemblée, Jean-Marc AYRAULT, il a également reçu le soutien de l'ex-ministre de l'Economie Michel SAPIN et, selon des sources PS, de Martine AUBRY.

Rappelons que, selon le nouveau règlement de l'Assemblée Nationale, la Présidence de la Commission des Finances (la plus prestigieuse des commissions de l'Assemblée), revient de droit à un député de l'opposition.

La nomination de M. CAHUZAC devrait être entérinée d'ici la fin de la journée, au cours d'une réunion exceptionnelle de la Commission des Finances.

Questions écrites au Gouvernement

Le 11 février dernier, le Député posait deux nouvelles questions écrites d'intérêt national au Gouvernement :

  • Une première - qui intéresse indirectement l'Archipel - au ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche à propos des menaces et des difficultés rencontrées par l'IFREMER :

Question n° 01-74249

Mme Annick Girardin alerte Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les menaces et les difficultés que rencontre l'IFREMER alors qu'il se voit attribuer de nombreuses nouvelles missions afin de renforcer son implication dans les départements et collectivités d'Outre-Mer ou encore de s'investir d'avantage dans divers domaines tels que les énergies marines renouvelables. En effet, l'IFREMER est confronté, depuis plusieurs années, à une diminution de budget mais aussi et surtout du nombre de ses salariés en CDI. Son budget 2010 est en diminution de 0,13%, l'investissement est en baisse de 9,42% et son effectif s'est vu diminuer de vingt postes en trois ans. Même si le nombre de CDI perdus peut paraître faible, il induit des dégâts considérables puisque l'on se trouve face à certaines équipes dans l'obligation de rendre des recettes perçues faute de pouvoir mener à bien leur projet par manque de moyens humains. Aussi, elle demande des précisions quant aux mesures que compte prendre le gouvernement pour répondre à cette problématique.

  • Une seconde au ministère de l'Intérieur à propos de l'interdiction de reprise de son patronyme d'origine :

Question n° 01-74250

Mme Annick Girardin interroge M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur l'interdiction pour certains de nos concitoyens de reprendre le patronyme abandonné par leurs parents ou grands parents alors que ces derniers avaient été forcés de faire cette démarche pour des raisons de survie. Des citoyens s'appelant alors Rosenberg, Weill, Wolkowicz sont devenus après francisation de leur patronyme: Rozier, Didier, Volcot… Suite au colloque « La Force du Nom », qui a eu lieu en fin d'année 2009, sur les conditions sociales et politiques qui ont poussé des personnes à changer de nom dans notre société, un problème rencontré par leur descendants a été soulevé. Les demandes de ces enfants et petits enfants, ne se sentant à présent plus en danger et souhaitant retrouver leur nom d'origine, ont toutes été rejetées par l'administration française sur la base de « l'irréversibilité de la francisation des noms ». Aussi, elle lui demande de préciser les mesures que le gouvernement entend adopter afin de résoudre cette situation.




PERMANENCE SAINT-PIERRE

Annick GIRARDIN
Député de Saint-Pierre-et-Miquelon
7, rue René Autin
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ASSEMBLEE NATIONALE

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Député de Saint-Pierre-et-Miquelon
Assemblée Nationale
126, rue de l'Université
75 355 PARIS cedex 07 SP
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Fax 01 40 63 78 74

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